Les travaux de Lanciani sur la Forma Urbis — le plan de marbre est représenté par Bigot à son emplacement originel sur le mur du forum de la Paix sur sa maquette[193],[194] — sont fondamentaux pour son approche[195], qui inspire plus tard Gismondi. L'Université de Caen a réalisé, à partir d'un plan-relief de la ville de Rome qui lui a été légué, un projet pluridisciplinaire de maquette virtuelle 3D reconstituée en images de synthèse. Bigot obtient la médaille d'honneur du Salon d'architecture des artistes français en 1913[89]. C'est à ce moment qu'il décide de créer une maquette d'architecte et son Circus Maximus est envoyé en 1908. Selon Royo, l'œuvre « est emblématique d'une certaine démarche historique et d'une perception particulière de la ville à la fin du siècle dernier, entre rêve urbain et réalité ». Bigot réalise la porte principale de l'exposition, sur la place de la Concorde[7]. Les rubriques abordent la civilisation romaine à travers différents aspects de la société romaine, des arts de la Rome antique et de la vie quotidienne des Romains. Il existe des différences entre les versions qui perdurent de son travail[174]. Bigot a rassemblé les planches de Lanciani et les a annotées afin d'avoir un plan de masse à partir duquel travailler dans son atelier[175]. Bien que les Italiens considèrent l'exploration du sous-sol de leur capitale comme « un enjeu national »[210], Bigot mène des fouilles sur cet édifice entre novembre 1904 et juillet 1906. Les séances des Nocturnes du Plan de Rome font l'objet d'une diffusion sur YouTube[378]. La maquette de Gismondi va dans le sens de la vision fasciste de la grandeur de Rome, servant « de référence idéale et de substitut à la réalité »[307] et permet d'extrapoler des recherches archéologiques incomplètes (celle des forums impériaux interrompue par la construction du grand axe qui porte son nom) ou de conserver la mémoire des éléments détruits comme sur la Velia[96]. La Rome antique désigne à la fois la ville de Rome proprement dite et le puissant empire qu’elle fonde dans l’Antiquité. Le recteur de l'Académie de Paris lui octroie une somme de 150 000 francs en 1933 pour les travaux sur son plan[98]. Le quartier antique de Rome regroupe des monuments romains les plus anciens et les mieux conservés comme le Forum et le Colisée. Sa plaquette est éditée en 1911, puis rééditée en 1933 et 1937[290]. Le Palatin est l'objet de travaux archéologiques considérables et la vision de Bigot est antérieure et représentative de la vision du secteur au XIXe siècle. Paul Bigot est le seul à avoir rédigé sur son plan-relief. L'équipe Plan de Rome est constituée en 1994 de l'équipe du Centre de recherches sur l'Antiquité et les mythes (CERLAM) à laquelle s'ajoutent des compétences en architecture, informatique[126], histoire et histoire de l'art[328] au même moment que la construction de la Maison de la recherche en sciences humaines (MRSH)[329]. La surface disponible est de 618 m2 en 2016[329]. Des demandes d'images 3D émanant de la presse écrite et audio-visuelle ont pu être honorées : non seulement des images en relation avec le monde romain ont été réalisées, mais également sur les civilisations amérindiennes ou alors des reconstitutions d'éléments du mur de l'Atlantique[337]. Les travaux de Paul Bigot continuent la longue tradition de restitution de la ville antique depuis Flavio Biondo et son ouvrage Roma Instaurata publié en 1446, Pirro Ligorio au XVIe siècle qui élabore le premier un plan important même si imprécis, Giovan Battista Nolli en 1748[36] et Luigi Canina dans la première moitié du XIXe siècle[37]. Bigot n'explique pas souvent ses choix[106], ce qui pose des problèmes de compréhension de l'objet. Le frontispice de ses ouvrages montre un aigle aux ailes déployées au centre d'une couronne de lauriers, selon un relief de l'église des Saints-Apôtres de Rome. Paul Bigot avait conçu un éclairage de la maquette, assuré par des projecteurs placés précisément[110] et munis de verres colorés. La maquette a fait l'objet au préalable d'une importante restauration[37] dans l'atelier de Philippe Langot[124], un conservateur restaurateur à Semur-en-Auxois : la maquette était alors encrassée, fissurée et il y avait de la condensation[129],[107]. Paul Bigot est observateur dans l'aviation durant la Première Guerre mondiale et, après le conflit, participe à la reconstruction de villes ravagées du Nord et de l'Est de la France[34]. Les plus grands sites et monuments de Rome sont indiqués sur le plan suivant. Le Plan de Rome est une grande maquette en plâtre de près de 70 m² qui représente la Rome antique au temps de l'empereur Constantin (IVe s. apr. L'objectif initial était d'achever le modèle de Rome à l'époque de Constantin en 2010, cet objectif a été revu pour 2015[336] et de grands changements intervenus vers 2006 dans l'organisation de l'équipe compliquent la réalisation de cet objectif ambitieux. Le modèle 3D permet l'immersion et l'interaction[329]. Mussolini, en valorisant la romanité, souhaite asseoir sa légitimité[73]. Sa bibliographie semble datée de la période 1904-1911 et également des changements liés aux réfections des années 1930[80]. Son vœu de mise à jour de ses travaux après la Seconde Guerre mondiale et après sa mort n'est pas exaucé. L'exposition italienne, intitulée Mostra Augustea della Romanità, impulsée par l'historien de l'art et député du parti fasciste Giulio Quirino Giglioli[85], connaît un grand succès critique et public[96] et est « l'apothéose du régime » fasciste considéré comme l'héritier de Rome[88]. Le travail de Bigot reflète sa « vision à la fois historique, archéologique et urbaine »[290], c'est une invitation au « voyage dans le temps et dans l'espace »[291]. La volonté de mise à jour est responsable de l'échec de la transformation du plan en bronze, l'entreprise Christofle étant « excédée du perfectionnisme pointilleux de Paul Bigot et du surcoût qu'il entraîne »[219]. Des travaux ont encore lieu en 1929, mais le plan n'est pas livré car Bigot en refuse la réception du fait de nouveaux changements à apporter. L'architecte modifie la localisation de la Curie de Pompée et l'intègre au portique de Pompée sur la maquette en plâtre, mais la Curie reste intégrée au Largo Argentina dans la maquette partielle en bronze[242]. Ensuite, pour donner l'échelle de l'édifice, il modélise le quartier, le centre-ville, puis le reste de Rome[29] (sauf les thermes de Dioclétien et le Vatican), avec un côté visionnaire qu'on ne perçoit plus au XXIe siècle. La Curie et le temple de Portunus sont les premiers édifices à avoir été restitués[332]. Le Forum Romain ou Forum de Rome (Foro Romano en italien, Forum Romanum en latin), appelé aussi Forum Magnum (« Grand Forum ») ou Forum Vetus (« Vieux Forum »), est situé dans le site archéologique le plus important de Rome, entre les collines du Capitole et du Mont Palatin.. Pour les espaces méconnus ou l'habitat, l'équipe a opté pour une relation avec les choix faits par Bigot[120]. Bigot fait œuvre de culture mais reste également soucieux de veiller à la continuation de son travail d'interprétation[279]. La localisation des Saepta est modifiée sur la maquette de Caen[236]. Les travaux sur le plan sévérien posent des problèmes d'interprétation[197]. Les préoccupations de l'auteur sont à la fois pédagogiques et esthétiques[289]. Paul Bigot est un architecte d'origine normande, né à Orbec[1], frère du peintre et sculpteur animalier Raymond Bigot (1872-1953). La maquette virtuelle, pour sa part, permet d'évoluer au fur et à mesure des découvertes et travaux archéologiques les plus récents, alors même que les progrès technologiques changent en profondeur les techniques mises en œuvre dans ce projet. La maquette est classée au titre des monuments historiques en tant qu'objet le 12 juin 1978[123] ou en 1987[124] ; ce statut de protection juridique interdit dès lors toute modification. En outre, les travaux n'ont pas qu'une envergure scientifique, ils sont aussi « une entreprise de mise en valeur et de sauvegarde du patrimoine culturel »[324]. Rome présente « l'anarchie d'une sédimentation séculaire » mais Bigot propose une lecture de la complexité de la ville[264]. Une cinquième version, en bronze, a été réalisée de manière partielle. ... Collectif, La Rome antique : Plan relief et reconstitution virtuelle (1Cédérom), PU de Caen, 2005. Le christianisme est né dans un monde “romain” où religion et pouvoir constituaient les deux faces d’une même médaille. ... Grèce, développèrent le goût des arts chez les Romains, et substituèrent le luxe et l'élégance à la simplicité antique. Vidéo de présentation de la maquette. Le Plan de Rome n'est pas qu'un état des connaissances de la topographie de la Rome impériale, c'est aussi selon Manuel Royo « un paradoxal objet d'art, qui donne à la grandeur l'aspect de la miniature et à l'éternité le visage de l'histoire »[272]. Gismondi représente finalement toute la zone interne au mur d'Aurélien hors le Trastevere, hormis le Vatican[313]. Travaillant sur le terrain et dans son atelier parisien situé autour d'une coupole du Grand Palais[77], il réalise un chef-d'œuvre de miniaturisme et de précision, qui sera remanié toute sa vie[78]. Il s'arrête du fait de la surface de son travail et du manque de place[174] mais aussi du fait du travail de mise à jour à réaliser[195]. Le cœur de la Rome moderne est toujours dominé par son passé antique, en partie à cause de monuments tels que le Colisée et le Panthéon. Visite des portes de la Rome antique, maquette. Il représente le centre, dont une part du Trastevere, mais exclut la caserne de la Garde prétorienne et les thermes de Dioclétien du fait de leur éloignement du centre[87], éléments qui sont présents sur la maquette de Gismondi. Il est lauréat du prix de Rome en architecture en 1900 en ayant proposé « Un établissement d’eaux thermales et casino » (thermes, hôtel et casino[2]). A partir de la République puis sous l'Empire, le jardin prend de l'importance. Ce parcours permet de gérer les différentes strates historiques dans un même objet[298]. L'équipe est intégrée à partir de 2006 au Centre interdisciplinaire de réalité virtuelle[131], structure membre de l'Association française de réalité virtuelle, dont l'objectif est à la fois de mutualiser les moyens techniques et humains, mais également de promouvoir l'usage de la réalité virtuelle[338], « à la fois science et technique »[339]. En dépit de caractères similaires aux envois de Rome d'architectes pensionnaires ayant opté pour des aquarelles, on trouve chez Bigot un souci d'objectivité et de mise à jour de son travail[226]. Le plan de bronze n'est pas accessible à la fin des années 2010 malgré quelques expositions sporadiques de plusieurs plaques de bronze. Colisée rome prix. Après les dessins et les aquarelles, la restitution de la Rome antique a pris la forme de maquettes au XXe siècle ; à partir de la fin du XXe siècle et du début du XXIe siècle, grâce aux progrès de la technologie informatique, la restitution utilise désormais la réalité virtuelle. •Le plan de Rome & photos de la maquette de la Rome antique (Université de Caen) • Euratlas: plan de Rome à différentes périodes, plan des sept collines de Rome • Encyclopædia romana par James Grout • Roman monuments • Images of Roma par Kalervo Koskimies : photos & gravures de Rome • maquette de Rome • Digital Roman Forum: reconstitution du forum (University of California) L'organisation en éléments facilite la mise à jour et les moulages de l'œuvre [107]. D'autres artefacts permettent d'avoir une idée des bâtiments, monnaies, reliefs et peintures. Toute sa vie, et pendant plus de quarante ans[89], sa passion est de mettre à jour sa maquette : c'est pourquoi les deux seules versions subsistantes, le plan de Caen — son exemplaire de travail personnel original[37], monochrome — et celui des musées royaux d'Art et d'Histoire de Bruxelles colorisé, sont un peu différentes. Lacoste intègre des personnages dans les photographies du plan[273]. Une opération, qui génère de « gros problèmes financiers et scientifiques »[34], a lieu entre 1923 et 1927 par Christofle[99]. Des travaux complémentaires sont prévus dès 2011[329]. La maquette de Bigot est un objet patrimonial qui ne peut être modifié. Cette superficie « n'offre aucune perspective privilégiée par où […] le dominer » et pose problème au spectateur qui ne peut appréhender l'objet dans son ensemble que de haut et apercevoir les détails que dans la proximité[170]. L'intérêt pour la Rome antique avec des buts idéologiques est à son apogée entre 1911 et 1937, intérêt partagé par la monarchie italienne et le gouvernement fasciste[71], dans un mouvement de « récupération politique de l'image de Rome et de son empire »[72]. Cette version comporte 98 éléments[134] et mesure 11 × 4 m[60]. Le laboratoire s'applique à restituer l'avancée de ses recherches au grand public dans des publications de vulgarisation ou des interventions dans les médias audiovisuels, dans des expositions, dans des participations aux Fêtes de la science[335], aux journées du patrimoine et, depuis 2006, par les Nocturnes du Plan de Rome, des séances ouvertes au public. L'adjonction de « restitution[s] d'ambiance » dans des annexes à leurs envois permet aux architectes de sortir de ce carcan et de présenter des scènes réalistes dont l'époque est friande, avec les œuvres de Théodore Chassériau, Jean-Léon Gérôme ou Lawrence Alma-Tadema[44]. Les modifications atteignent 29 modules sur 102 de l'exemplaire de Caen, soit 25 %[233]. La date de création de cette maquette n'est pas connue précisément. Des partenariats locaux permettent de travailler au début des années 2000 à la restitution de la ville de Saint-Lô avant les bombardements de la bataille de Normandie[61]. Le Plan de Rome doit appartenir au monde onirique et c'est sans doute la raison de l'absence de personnages dans la vision de Bigot[278]. Après la chute du régime fasciste, le travail de Gismondi perd sa dimension politique et retrouve un statut d'« objet d'étude véritable »[306]. Ses décisions sur la maquette sont quelquefois prématurées par rapport à la connaissance des édifices découverts[81]. Les moyens financiers proviennent en 2003 du CERLAM, de la MRSH, de l'université de Caen, de l'État, du CNRS, de la DRAC et de la ville de Caen ainsi que la région Basse-Normandie[336]. Bigot en dresse un « inventaire […] rapide et surtout très allusif »[184], son travail était « autre chose que le résultat académique d'une compilation historique »[187]. J.-C.). Entre-temps, en 1966, la maquette a été déplacée[145] dans une nouvelle aile du musée. Cette période est également choisie dans d'autres représentations dont la maquette de Gismondi[220]. Les changements apportés sont rarement datables dans l'entre-deux-guerres[238], sauf quand l'auteur les mentionne précisément[239]. La restauration du système son et lumière avec la réfection de l'éclairage, des projections et l'apport des nouvelles technologies est estimée à 200 000 €. Il remanie durant toute sa vie sa maquette au fur et à mesure que les découvertes archéologiques permettent de préciser des zones inconnues jusqu'alors, ou alors de changer les identifications proposées[228]. En 2002-2003 s'engagent deux projets : Virtualia, dont l'objet est de valoriser les productions et de répondre à des commandes, et la construction d'un centre de réalité virtuelle[335]. La Rome antique désigne l'histoire et l'évolution de la cité de Rome, la république puis l'Empire romain pendant l'Antiquité. L'élève et légataire de Paul Bigot, Bernard[116], architecte de la reconstruction de la ville et plus particulièrement de l'université de Caen après 1945, entrepose la maquette à l'université de Caen, dans une pièce spécialement aménagée au sous-sol du bâtiment Droit[37] et « presque fortifée » selon Hinard[117], en accord avec le recteur Pierre Daure et le conseil de l'université[77]. Cet équipement, d'un coût d'1,2 million d'euros[346], a été financé à 60 % par la région Normandie[347]. Certains secteurs sont traités « à la manière d'un projet d'architecture » et avec un souci évident de vraisemblance[246]. Ainsi des erreurs d'orientation d'édifices n'ont pas été rectifiées, alors que l'archéologie avait avancé, en particulier celle du temple de la Paix et le temple d'Apollon du cirque Flaminius[234]. Des panneaux ayant comme thème la ville de Rome au Moyen Âge ou pendant la Renaissance, et également des panneaux sur des thèmes précis (portes, réseau urbain, aqueducs, etc.) L'idée d'une maquette, de représenter un édifice dans son environnement[9], serait issue d'un échange entre pensionnaires, uniquement des architectes[10], la même année[3]. La maquette en plâtre traduit les connaissances sur la Rome antique à un moment donné (la mise à jour s'arrête entre 1930 et 1940). La maquette de Bruxelles est modifiée[240]. La version du 15 juin 2019 de cet article a été reconnue comme «, « Envoi de Rome » particulier qui s'inscrit dans un mouvement d'intérêt pour la topographie de la Rome antique, Continuation d'une longue tradition et envoi de Rome de son temps, Période d'effervescence pour l'archéologie et l'urbanisme à Rome, Histoire abrégée des différentes versions du, Différentes versions du plan-relief de la mort de Bigot à nos jours, Genèse et élément d'une salle d'architecture, Éléments partiels : la maquette de bronze, Méthode, caractères, objectifs et postérité de la maquette de Paul Bigot, Choix de représentation dans le temps et dans l'espace, Travail complet : la nécessaire couleur locale, Élaboration du « double virtuel » de l'université de Caen, Travail d'équipe pluridisciplinaire et partenariats, Restitution réaliste basée sur une analyse scientifique des sources, Modèle virtuel interactif et solution validée scientifiquement, Ouverture aux publics lors des événements, Ouvrages ou articles sur le plan ou la topographie de Rome, « rapport de la représentation à la réalité de l'objet figuré, « une œuvre impressionnante par l'image vivante qu'elle donne de la ville antique, « retardait infiniment son départ pour Paris, de peur de trahir par une erreur ou une omission la fidélité de sa maquette, « les promotions se succédaient et Bigot se succédait à lui-même, les yeux fixés sur son plan, immuablement fidèle à son rêve, « aider les artistes à s'inspirer des modèles romains, « la tradition des architectes-archéologues, « une image complète d'un monument ou d'un site », « marquées par le lent travail du temps », « redécouverte historique et archéologique de la Ville antique, « tournant dans la cartographie de Rome », « récupération politique de l'image de Rome et de son empire », « valeur artistique, pédagogique et scientifique », « une idée imparfaite de l'Exposition elle-même, « renouveau de l'unité nationale, retrouvée à travers une antique communauté d'origines, « la version finale du relief de P. Bigot », « expression plastique d'une recherche archéologique en cours, « compléter et continuer les changements interrompus à la déclaration de guerre, « un rendu assez différent de par la différence de traitement du plâtre, « laissant à la ville la couleur homogène qu'elle revêt au soleil couchant, « ouvrir de nouvelles perspectives de recherches », « ajouter de la vraisemblance à la vision théorique et scientifique », « un des éléments clés de la section des antiquités classiques », « constitue sa réalisation architecturale majeure », « Rome […] à l'éternité à travers son image de bronze », « gros problèmes financiers et scientifiques », « entend […] soustraire au temps et Rome et son œuvre », « rôle de vitrine culturelle de l'université », « n'offre aucune perspective privilégiée par où […] le dominer », « lorsque nous regardons le relief, (…) les aspérités s'atténuent au fur et à mesure de l'éloignement », « souci […] de ne rien omettre de la complexité du phénomène urbain », « rassembler la totalité du savoir archéologique », « inventaire […] rapide et surtout très allusif », « autre chose que le résultat académique d'une compilation historique », « sources […] artistiques et numismatiques », « s'est véritablement nourri de toute la littérature archéologiques et historique », « révèle une documentation déjà quelque peu vieillie », « en trois dimensions des monuments reconstitués par d'autres », « par sa signification historique et sociale », « responsable de la naissance du relief », « a […] participé à la construction de la connaissance sur la Rome antique », « un moment de l'histoire de l'urbanisme romain et de la topographie romaine », « un niveau encore jamais égalé auparavant et qui ne le sera plus par la suite », « la synthèse des découvertes concernant l'histoire des monuments romains conservés au, « encombrante monumentalité transpose symboliquement la grandeur », « excédée du perfectionnisme pointilleux de Paul Bigot et du surcoût qu'il entraîne », « l'image de la ville ne pourra être donnée que par approximations », « d'une scrupuleuse mise à jour de ses sources », « l'exactitude des détails au profit d'une impression d'ensemble », « on ne saurait imaginer un assemblage de résurrections partielles séparées par des vides faisant penser aux espaces interplanétaires », « à la manière d'un projet d'architecture », « au mieux vraisemblable, au pire fantaisiste », « s'approcher au plus près de la réalité archéologique », « toujours incomplète et pourtant achevée », « recréation […] sans rapport direct avec la réalité », « [le] Champ de Mars de Bigot porte […] la marque des connaissances de son époque », « somme archéologique et […] tableau d'une genèse urbaine », « associent étroitement le monument et la ville, c'est-à-dire l'architecture et l'urbanisme », « est emblématique d'une certaine démarche historique et d'une perception particulière de la ville à la fin du siècle dernier, entre rêve urbain et réalité », « l'anarchie d'une sédimentation séculaire », « l'organisation urbaine est la réponse à la lassitude engendrée par la répétition d'un exercice d'école », « une image académique et poussiéreuse de l'Antiquité », « souci encyclopédique et artistique […] et […] une reconstitution exhaustive », « qualités d'analyse et [des] intuitions de son auteur », « le caractère très concret de son œuvre », « la traduction en images de la culture d'une époque sur la ville qui transmit au monde occidental sa civilisation », « un paradoxal objet d'art, qui donne à la grandeur l'aspect de la miniature et à l'éternité le visage de l'histoire », « aussi et surtout un témoignage de la vénération de l'architecte pour une image de Rome sortie tout droit des études classiques », « une utopie urbaine [et] une projection de l'univers intime de son auteur », « où entre le sentiment de la grandeur, de la diversité, voire de l'éternité », « contradiction entre le désir encyclopédique de son auteur et son approche aussi sensible qu'esthétique de l'Antiquité », « résultat d'un effort d'élucidation [des] strates entremêlées au profit d'une seule d'entre elles, fragmentaire et sans cesse retouchée », « une espèce de vision sur la grandeur de Rome », « la monumentalité de ce qu'il représente », « la totalité du savoir topographique et historique sur la Rome antique », « substituer à la Rome détruite une image intacte et, de ce fait, glorifiée », « didactique[s] […] artistiques, techniques et historiques », « une expérience sensible de la Ville et […] d'une conception théorique de l'espace urbain antique », « vision à la fois historique, archéologique et urbaine », « voyage dans le temps et dans l'espace », « une icône culturelle offerte à la vénération du regard [pour aboutir à] une espèce de résurrection virtuelle de la Rome antique », « une perception globale du territoire historique et géographique de Rome », « un univers entièrement théorique et culturel », « une infinité de parcours possibles [et] un empilement d'histoires singulières », « inventaire topographique (…) [ponctué] de rappels historiques et anecdotiques », « antiquité et temps présent, maquettes et constructions réelles », « de référence idéale et de substitut à la réalité », « une documentation, très riche et fondamentale », « une véritable et authentique cartographie numérique de Rome antique », « un manuel illustré à la portée de tous », « plus fidèle à la réalité et aux découvertes », « une projection possible et muette de la réalité archéologique », « plus concrète, plus réaliste, moins passionnelle », « un modèle irremplaçable […] tant pour l'aspect technique qu'à propos de la documentation topographique », « une forme d'encyclopédie numérique sur Rome », « outil de visualisation d'une réalité difficilement perceptible aujourd'hui », « moyens humains, matériels et financiers […] considérables », « maquette […] plus sommaire mais complète », « lieu de valorisation de la recherche et […] lieu d'expérimentation scientifique », « équipe de recherche technologique éducation Sources anciennes, multimédias et publics pluriels », « des environnements disparus, dégradés, inaccessibles, ou des environnements futurs », « les progrès de la technologie [sont] au service de la Rome antique », « une entreprise de mise en valeur et de sauvegarde du patrimoine culturel », « diffuser visuellement des synthèses scientifiques et démontrer la validation de certaines hypothèses », « sujet de ce genre est susceptible de perpétuelles modifications », « à tout moment réversible et modifiable », « champ de visualisation et d'expérimentation », « naturellement contestable et à contester », « ce qui est sûr, ce qui est probable et ce qui n'est qu'hypothèse », « étude scientifique, […] mise en valeur, voire […] sauvegarde du patrimoine par l'image virtuelle », « un terrain d'expériences pour les études sur la topographie romaine », « n'[étant] pas encore satisfaisant scientifiquement », « renouveler les techniques de représentation de l'Antiquité mais aussi d'offrir de nouveaux modes d'expérience, aboutissant à des résultats inédits », « un modèle évolutif à couches chronologiques superposées », « un véritable outil de représentation accessible à des publics pluriels », « activateur de curiosité sur l'Antiquité romaine ». Dès avant 1968, la maquette tombe dans l'oubli[27]. La même année il est fait chevalier de la Légion d'honneur[82]. Il suit aussi l'actualité, ce qui permet les modifications ultérieures de sa maquette, il n'a cependant sans doute pas laissé d'archives[200]. Il exclut également le port de Rome et les horrea[215], car là n'était pas son centre d'intérêt. Après cette étape de visite virtuelle, le projet est de proposer des hypothèses concurrentes et d'évoquer la Ville à d'autres moments de son histoire[369]. La maquette virtuelle permet au public de se représenter, de visualiser la ville de Rome dans l'antiquité et est donc « un véritable outil de représentation accessible à des publics pluriels ». Des documents sur les édifices font l'objet de projections simultanées à leur éclairage sur la maquette[146]. Le modèle virtuel, par essence, est « à tout moment réversible et modifiable »[354]. Le travail de Bigot a un « retentissement important[35] » et est « une révélation[82] ». Gérard Jean-François, directeur du Centre de ressources informatiques de l'université de Caen, et Françoise Lecocq étaient de cette équipe[330]. Même si Bigot suit de près les conclusions de Lanciani pour son étude de la Forma Urbis, il fait appel aux hypothèses de Hülsen et de Gatti[203]. Le Plan de Rome est une grande maquette en plâtre de près de 70 m² qui représente la Rome antique au temps de l'empereur Constantin (IV e s. apr.

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