Même les Espagnols, chrétiens comme musulmans, élèvent des systèmes de défense, notamment contre les vikings. Des navires ont été découverts hors de la Scandinavie, un seul en France, sur l’île de Groix dans le Morbihan. Les vikings ont laissé dans les mémoires collectives un ensemble d'images fortes et contradictoires : pirates redoutables semant la terreur, navigateurs intrépides explorant des terres lointaines ou … Autre source, les découvertes de métaux grâce à des détecteurs, process autorisé en Grande-Bretagne et au Danemark. Des analyses ont permis de penser à des installations ponctuelles dès les IVe – Ve siècles mais il n’existe pas de traces archéologiques. Les raids de 830 contre l’empire carolingien prennent place lors des querelles de succession entre Louis le Pieux et ses fils. Les Suédois, de leur côté, ont opté pour des tenues orientales, transmises par les Rous. Son installation normande est ancienne avec une union avec Popa dont l’origine est également discutée mais certainement issue de l’aristocratie franque installée dans les Marches. Certaines thèses évoquent un ratio homme-femme défavorable aux femmes ayant conduit les jeunes hommes à rechercher argent et gloire pour « payer » leur épouse. L’architecture est d’abord celle de longues maisons où les hommes et animaux cohabitent. Cette population décline au Groënland, les sites vikings disparaissent aux XIVe et XVe siècles avec un dernier document écrit de ce pays datant de 1409. Cependant le travail de la ferme donnait souvent l’occasion à la femme d’aider son époux voire d’occuper une place dans l’organisation des activités comme le regrette le bóndi Holmgaut dans une inscription qui déplore la perte de son épouse en Suède. Les Danois ont sans doute apporté l’étrier en terres anglaises. Celles-ci sont souvent associées aux tâches domestiques, au stockage et à la préparation de la nourriture, l’éducation des petits enfants, le tissage du lin ou de la laine. En Angleterre, le cas du Danelaw est développé avec une installation à la fin du IXe siècle. En Angleterre également, la défense s’organise autour de burhs, qui montrent une certaine efficacité lors des attaques de 892 à 896. Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Le terme Rous désigne alors les Scandinaves qui s’aventurent sur les terres orientales. Les vikings ont laissé dans les mémoires collectives un ensemble d'images fortes et contradictoires : pirates redoutables semant la terreur, navigateurs intrépides explorant des terres lointaines ou guerriers et commerçants en quête de richesses. L’organisation spatiale change, une ou plusieurs halles, construites en position dominante, à proximité des axes de communication marquent l’affirmation de places centrales. Le bóndi est le chef de famille, propriétaire libre. C’est donc l’intégration au monde chrétien, y compris dans le regard d’auteurs comme Adam de Brême qui marque la fin des temps vikings et en même temps leur survivance dans l’imaginaire collectif. La surpopulation et le manque de ressources ne sont plus, non plus, considérées comme le facteur ayant entraîné ces invasions. Ainsi même les analyses ADN sont à prendre avec précaution. Elles ont sans doute acquis plus de responsabilités alors que les hommes étaient souvent loin de leur domicile. On note une implantation au nord de la Russie, aux environs du lac Ladoga, vers le milieu du VIIIe siècle. Certains noms de lieux le long du Dniepr sont connus en slave et en norrois. Si l’on observe les faits, des destructions d’églises ont été réalisées par des chefs irlandais ou lors de conflits francs même si ces évènements restent rares. Weland, devenu plus cher, assiège cependant les groupes dans leur repaire et les expulse moyennant rançon pour avoir la vie sauve. Corps et Âmes. De nombreux objets accompagnent le défunt dans une tombe parfois signalée par un monument en pierre ou un tertre. Or, comme ce phénomène ne se produit pas en interne, les sources font apparaître une inquiétude face à cette situation. Ces représentations ont une histoire et fascinent jusqu'à aujourd'hui, comme en témoigne la vogue actuelle de l' heroic fantasy. Régis Boyer, Héros et dieux du Nord guide iconographique, Paris, Flammarion, coll. Il rencontre le roi danois Angantyr (Ongendus) qui aurait accepté de laisser partir 30 enfants pour être élevés dans la foi chrétienne. Le cas de Rollon est quelque peu différent. Vous pouvez le commander en ajoutant ce livre à votre panier. Les vikings sont parfois présentés comme les précurseurs d'un monde globalisé.0Si l'expression est anachronique, il faut interpréter leur histoire en termes de routes et de diaspora et non plus seulement sous l'angle des " invasions ". Les relations commerciales sont également internes au monde scandinave y compris les plus reculées. La christianisation prend place fin 987 ou début 988 lorsque Vladimir se convertit pour se marier avec la sœur de l’empereur byzantin. Dans les sources byzantines, arabes ou occidentales, le rapt et la vente d’esclaves y est, au contraire, montrée comme une pratique courante des vikings. Cette période de la fin du XIe siècle et du début XIIe siècle est également celle des croisades. D’ailleurs, ceux-ci eux-mêmes étaient divisées face aux Irlandais. Ici le métissage n’est pas marqué. Toutefois, les sources mentionnent les Normands sous le nom de Francs ainsi l’intégration est bien achevée et l’image viking est effacée. L’installation normande vient clore la partie. De plus, l’ADN ne laisse pas percevoir la chronologie, il est difficile de savoir à quand remontent les influences, ni si les individus se rattachaient à une culture viking. Les Frisons et Anglo-Saxons par exemple ont mis en place des voies de commerce qui englobent le monde viking. Quant aux scaldes, ce sont des poètes qui entrent au service de familles puissantes et en dressent les aventures à travers des codes stylistes rigoureux. Ainsi, selon Pierre Bauduin, l'histoire des Vikings ne devrait plus être étudiée seulement sous l'angle des invasions, mais aussi sous celui de la diaspora. Les adversaires des vikings ont donc développé des moyens de défense. L’artisanat se développe également autour du bois, de la stéatite, de l’ivoire de morse, des os de baleine, bois de renne, textile (laine et lin). BAUDUIN PIERRE, LA PREMIERE NORMANDIE (XE-XIE SIECLES). C’est cependant depuis le Groënland que les vikings ont exploré la vallée du Saint-Laurent. C’est en Suède qu’Anschaire installe des églises et communautés. La conversion des rois de Suède est moins documentée et le christianisme s’installe surtout au XIIe siècle. Le rôle des « marches » est donc important. D’autres arrivent cependant et incendient Paris en 861. Le vocabulaire le plus employé est le mot skip, proche de l’anglais ship. Si les premiers combattants sont des volontaires attirés par la richesse et le prestige du chef, peu importe leur région d’origine, par la suite, une certaine professionnalisation se met en place. Il est difficile de retracer le processus sur place, cependant il est possible que les Pictes aient été réduits à une position d’inférieurs ou aient adhéré à la culture viking. Un vrai ouvrage d’érudition que ces quelques lignes ne sauraient rendre compte, en espérant ne pas dénaturer le propos. La femme n’est pas, non plus, exclue des pratiques cultuelles même si son rôle est réduit. Ainsi l’auteur préfère employer l’expression de peuple viking avec un v minuscule. La conversion de chefs vikings est bien antérieure à celle de Rollon, sans doute dès la fin du règne de Charlemagne. Ils utilisaient également les divisions au sein des camps ennemis. Affaibli, il est chassé du trône au profit de son neveu, fils illégitime de Carloman, Arnulf de Carinthie, mais c’est la fin de l’Empire carolingien et l’avènement des Robertiens en la personne de Eudes. Il s’agit peut-être d’un cadeau diplomatique. Puis, peu à peu, ce sont les terres qu’ils convoitent. Concernant l’Islande, la conversion de l’île se produit en 999 ou 1000 dont la source la plus riche est celle d’Ari le Savant. Histoire des vikings – Des invasions à la diaspora (Pierre Bauduin) Les vikings ont laissé dans les … Histoire des vikings. Le chapitre suivant apporte des précisions sur la démographie. La conversion de la population paraît pourtant compliquée au début, des lettres de l’archevêque de Rouen à celui de Reims en 914 et 922 s’en font la plainte. Fin Xe – début XIe siècles, l’Historia Normannorum de Dudon de Saint-Quentin relate le traité de Saint-Clair-sur-Epte, peut être jamais mis par écrit. Des restes humains ont également été trouvés sur plusieurs sites des VIe au Xe siècles où étaient pratiqués des activités religieuses. De la même façon la christianisation des vikings y est le fait des contacts avec les Anglais et non localement. Enfin, les emporia, nom donné aux centres d’échanges en Scandinavie devaient certainement être en relation entre eux même s’il existe des pratiques propres à chacune : régime alimentaire différent, type d’activité, ouverture aux influences chrétiennes. Son culte se développe à partir du IXe siècle en réaction à la progression du christianisme. On note la présence de noix impossibles à trouver à cette latitude impliquant des rapports avec des populations locales plus au sud. Il n’apparaît que dans quelques sources seulement et renvoie à la proue du navire. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées. Ils disposent de chevaux apportés sur leurs navires ou pris sur place. Le sac de l’abbaye de Lindisfarne en 793 apparaît comme le point de départ, la fracture menant aux invasions vikings. Si vous continuez à utiliser ce site, nous supposerons que vous en êtes satisfait. Ils y seraient restés six mois et ont bénéficié de nuits d’été lumineuses. Les autres sources sont l’archéologie dont des découvertes récentes, les inscriptions runiques et poèmes scaldiques. L’Invasion. Dans la mythologie, Baldr, fils d’Odin est incinéré sur son navire, le bûcher est consacré par Thor et Odin et l’anneau d’or Draupnir y a été placé. Les vikings n’ont ni boussole, ni carte marine. Sven se fait reconnaître roi mais décède peu après permettant le retour d’exil du monarque. Il est encore complexe d’appréhender le lien de dépendance qui a pu exister entre des paysans et des propriétaires fonciers. En effet, les Vikings forment plutôt des groupes variés aux origines migratoires elles-mêmes diverses. Le culte s’organisait autour de banquets et de sacrifices, les deux étant liés lorsqu’il s’agissait de partager la viande des animaux consacrés. C’est la naissance du Danelaw en Angleterre, installation d’une grande armée viking suite aux défaites anglaises. Se pose donc la question de la paix avec les vikings au chapitre suivant. Ainsi, Gytha, fille d’Harold, épouse vers 1072-1074, Vladimir II Monomaque, futur prince de Kiev. Au XIIe siècle Ari le Savant évoquait également cette région et la Saga des Groënlandais et la Saga d’Eric le Rouge viennent confirmer ces faits. Ces contacts sont également commerciaux et diplomatiques. Les chercheurs sont encore indécis quant à leur nombre. De plus, le mot Rous s’appliquait surtout aux élites scandinaves. La proportion s’inverse presque concernant les femmes, principalement rattachées aux zones celtiques des îles britanniques. Ainsi, à Helgö, « l’île sainte », sur le lac Mälar, dans l’une des halles a été trouvé un Bouddha en bronze du VIe siècle venu du nord-est de l’Inde. Les diverses améliorations sont le fruit d’influences européennes variées. Celles-ci évoquent surtout une incompréhension des agissements des hommes du nord d’où la volonté de les convertir. Ils y ont développé la frappe monétaire, les échanges commerciaux et l’artisanat. Quelques objets sortent du lot comme le Codex Aureus de Cantorbéry (conservé à Stockholm), manuscrit du milieu du VIIIe siècle contenant les évangiles, dérobé au IXe siècle puis racheté. Il est souvent décrit comme un vieil homme borgne, doté de pouvoirs magiques, c’est le dieu de la victoire principalement honoré par les guerriers et les jarls, les princes. A l’est, les contacts vikings sont nombreux avec les terres du littoral baltique. Si les Vikings sont installés dès 900 environ en Normandie, cette région connaît une nouvelle crise. Elles peuvent témoigner voire porter une affaire en justice mais souvent elles demandent à un homme de s’en occuper. Les mentions dans les sources scandinaves de traités de paix sont tardives car les chefs préfèrent mettre en avant leurs actions guerrières. Il faut également noter qu’il n’y a pas de modèle type de bateau, d’autant plus qu’il y a même une diversification aux Xe – XIe siècles. La navigation maritime apparaît dans les sources comme le moyen le plus rapide de se déplacer. Les vikings ont laissé dans les mémoires collectives un ensemble d'images fortes et contradictoires : pirates redoutables semant la terreur, navigateurs intrépides explorant des terres lointaines ou guerriers et commerçants en quête de richesses. Ces croyances n’ont pas d’organisation cléricale, pas de textes sacrés. En réalité, il ne s'agissait pas que de conquêtes. La production de textile est même vue comme une activité purement féminine. Il est ainsi question de l’Islande. Frigg, son épouse est bienfaisante et savante. De plus, des mercenaires scandinaves servaient de troupes auxiliaires dans l’armée romaine. Certaines inscriptions ont ainsi été dressées par des femmes pour revendiquer les héritages de leurs maris ou fils. Les actions missionnaires permettent de suivre le parcours de Willibrord, mort en 739, évêque d’Utrecht, sous la plume d’Alcuin. Ces inscriptions sont principalement des stèles commémoratives renseignant sur les liens sociaux et familiaux. Leur développement est souvent relié à la présence d’un prince ou roi, d’où la présence de moyens de protection. Certains dieux sont ainsi peu honorés au vu des découvertes archéologiques par exemple mais prennent une grande place dans les textes mythologiques comme Heimdall et Baldr, fils d’Odin et Frigg. De même le renforcement des élites royales et la volonté d’unité dans le pays auraient pu entraîner des hommes en quête de liberté, ou privés de leurs prérogatives locales vers l’exil. Toujours dans cette partie consacrée à la société viking, une place est faite à l’étude des femmes. Histoire des Vikings. La linguistique est aussi une aide. L’organisation royale est dans un premier temps laissée en place, les vikings utilisant des rois anglo-saxons fantoches afin de prendre le pouvoir directement. Les champs obligatoires sont indiqués avec *. C’est sur cette base que se développent des liens commerciaux parfois très lointain. Premièrement il est possible de comptabiliser quelques centaines de vikings sur les champs de bataille pour le IXe siècle, quelques milliers à la fin de ce même siècle. Dans les premiers temps, les croyances scandinaves puisent dans des mythes, rites et représentations étendues à tout le monde germanique. L’économie de la région est avant tout agricole, principalement l’élevage sur le Ier millénaire. Londres est atteinte en 994. Ensuite, nous repartons en terres irlandaises et écossaises. Ainsi, en 777, elles mentionnent l’exil de révoltés saxons accueillis par le roi danois Sigfrid. Les vikings vont alors en Espagne, Afrique du nord et explorent la Méditerranée. Ainsi le nom Bluetooth est né d’un roman de Frans Gunnar Bengtsson, Orm le Rouge et son logo réunit deux runes censées représentées les initiales de Harald Blåtand. Au cours de ces nombreuses expéditions, on assistait souvent aussi à un brassage des influences Concernant les techniques de navigation, le cabotage était la plus courante. Or, il n’en est rien car la Chronique anglo-saxonne, à l’initiative du roi Alfred de Wessex, près d’un siècle après l’évènement, mentionne des attaques ultérieures, peut-être à des fins de propagande pour s’octroyer une préséance sur le combat contre les païens. Puis, peu à peu les bâtiments se spécifient. Une nouvelle vague d’incursions vikings prend place au Xe siècle, peut-être sous l’affirmation du pouvoir monarchique scandinave et à des conquêtes vers l’orient bloquées. Le monde viking n’est pas ignoré donc. Encyclopédie », 1997, 185 p. (ISBN 978-2-080-12274-2). On peut noter que même si la majorité des colons proviennent de Norvège, nombreux sont ceux qui ont fait étape dans les îles britanniques. Le Danelaw qui couvre l’Est-Anglie, le royaume d’York et la Mercie orientale ne fut jamais réellement unifiée. Pour les premières, les installations sont surtout côtières et l’implantation complexe, les vikings restant les « gaill », étrangers. La pêche et la chasse sont également des sources d’approvisionnement. En 911, le roi de France Charles le Simple et le chef viking Hrölfr ont convenu que la région autour de Rouen devait être remise à ces Norses - ou Normands, comme on les a appelés par la suite. Au-delà, ont été découverts en Suède des grenats d’Inde, des bouteilles de bronze du Turkestan, de la céramique sino-persane, des équipements d’archerie de peuples des steppes. Ainsi ils auraient réintroduit l’arc en Irlande, ils sont engagés comme mercenaires et forment même la garde varangienne (entre 4000 et 6000 hommes) de l’empereur byzantin Basile II à la fin du Xe siècle. Enfin, les vikings ont aussi inspiré des armes ou tactiques militaires. Le cinéma et la télévision ont multiplié leurs histoires, parfois de façon stéréotypée. Un accord est passé permettant de conserver les anciennes traditions à titre privé afin également de maintenir une indépendance vis-à-vis de la Norvège. Histoire des Vikings (2019) Paris : Tallandier , DL 2019 Auteurs en relation avec "Histoire des Vikings, des invasions à la diaspora" (1 ressources dans data.bnf.fr) Auteur du texte (1) Robert, l’un de ses protecteurs fut tué à Brissarthe en 866 et son fils, Eudes, comte de Paris, organisa la défense de Paris avant d’être élu roi entre 888 et 898. La flotte d’al-Andalus est victorieuse face au raid de 859-861. Harald retourne chez lui en compagnie des missionnaires Anschaire et Autbert ; mais il est chassé du trône donc c’est un échec. La période vi… Charles le Simple confie à Rollon la Normandie et lui donne la main de sa fille Gisla. Le terme lui-même est discuté, il viendrait de wik, anse, baie, l’homme de la baie ; ou bien du latin vicus, liée à l’agglomération marchande ; de la région de Vik (Viken) où se trouve le fjord d’Oslo ; voire d’une technique de navigation, le verbe víkja.